Pour sa deuxième saison, Adrien Demangel a remporté 30 tournois!

Adrien DemangelAdrien Demangel est passé à quelques balles de la victoire au Wilson Pro Tennis Tour, où il a été devancé par Sébastien Castelain. Pareil en finale du Critérium National Messieurs III, où il s’est incliné en finale face à Maximilien Duflou. Et pourtant, il peut être très fier d’une saison qui l’a vu remporter 30 tournois (MM III, II bis et II) et 136 matches sur un total de 152.

« Je perds la finale au premier set », dit-il. « Je menais 4-1 puis 5-3. Ensuite, je n’ai fait que des fautes. Dans le dernier set, je mène 5-2 puis 5-4, 30-0 sur mon service. Je pouvais gagner cette finale mais ça n’enlève rien au mérite de Maximilien un très bon joueur. J’étais peut-être un peu plus stressé que d’habitude, devant tous mes supporters, mon coach, mon frère… Mais pas grave: je reviendrai l’année prochaine pour la gagner en Messieurs II. »

Champion de Belgique Messieurs IV l’an dernier, Adrien termine, à 18 ans, sa deuxième saison tennistique seulement.

« Avant, je faisais du tennnis de table. J’ai été classé D2 ou D0 mais je n’ai jamais gagné de tournoi. Mon père ne voulait pas que je joue au tennis puis, un jour, il a rencontré Eddy Lebrun qui l’a convaincu de me laisser faire un stage. J’ai adoré. Depuis, j’ai abandonné le tennis de table. Il m’a fallu deux mois pour oublier les coups. Désormais, le tennis, c’est ma vie. Je suis aussi tombé dans un bon club, au Tie Break thudinien, avec lequel nous avons été champions du Hainaut.  »

L’an prochain, il pourrait être B+2/6. « J’espère car, à part Maxime Crombez (B négatif, ndlr), j’ai battu tous les B que j’ai rencontrés », dit-il. « Mon objectif, c’est d’être Série A. Je me donne encore deux ans pour y arriver. »

Cet hiver, il va beaucoup travailler pour cela. « Surtout mon service, mon gros point faible. Tous les jeudis, je fais une heure de services-matches. Quand j’aurai un service, ça va faire mal. En coup droit, je commence à envoyer des patates mais il faut changer ma prise. » Ses points forts sont son revers et sa condition physique. « Un point n’est jamais fini », dit le Carolo, qui aimerait trouver du boulot dans la vente.