Christine Domken s’est battue jusqu’à son dernier souffle

33-Christine Domken-1C’est avec une immense tristesse que nous avons appris le décès de Christine Domken, qui va laisser un grand vide dans toute la vie tennistique brabançonne.

Résumer tout ce que Christine Domken a apporté au tennis n’est pas une tâche aisée. C’était avant tout une dame extrêmement douée et intelligente.

« Elle aurait pu faire une brillante mathématicienne », dit Marc Bertho, qui l’a côtoyée à La Rasante. « Elle était également très forte au bridge et se débrouillait au golf », ajoute Alain Allan.

Mais ce qu’elle préférait par dessus tout, c’était la petite balle jaune. « Une balle à laquelle elle pouvait faire faire pratiquement tout ce qu’elle voulait, d’un coup de poignet et sans pratiquement se déplacer, ce qui énervait terriblement ses adversaires », ajoute Marc Bertho.

Et parfois même ses partenaires aussi, avec qui elle pouvait se montrer terriblement exigeante. « Au point que je n’ai jamais voulu jouer avec elle, de peur de ne pas être à la hauteur », sourit encore Marc.

Des partenaires qu’elle choisissait aussi souvent parmi ses élèves du Time Break, qu’elle aimait par dessus tout.

« Elle s’est d’ailleurs montrée très active dans la promotion du Double Dames Ethias et dans la promotion du tennis féminin », dit Cécile Parent.

Mais Christine Domken était aussi terriblement généreuse. Elle aimait la vie et les gens, qui le lui rendaient bien. « Un jour, elle a réussi à vendre 1.200 billets de tombola pour le Télévie », confie Alain Allan. « Et quand elle n’arrivait pas à tout vendre, elle achetait une bonne partie des billets qui restaient. »

Marc Bertho ajoute: « Elle était terriblement convaincante: l’an dernier, pour le Double Dames Ethias, nous avions eu un tableau de premières séries formidable, avec des joueuses de très bon niveau qui n’étaient venues que parce que Christine le leur avait demandé. Je pense aussi que c’est ce réseau qui, dans les derniers mois, l’a soutenue par des messages d’encouragement dès qu’elle en ressentait le besoin. Cela l’a aidée à rester encore quelques mois parmi nous. »

Car Christine Domken était une battante. Pendant six ans, avec l’aide discrète mais efficace de son amie Mimi, elle a lutté contre un cancer avec une énergie et une détermination remarquables, refusant de se laisser abattre, ressortant dès que son traitement le lui permettait.

« Elle était si forte que, jusqu’au dernier moment, j’ai cru qu’elle allait s’en sortir », dit Alain Allan.

Hélàs, son dernier match s’est terminé ce mardi. Christine, qui était une grande supportrice de pro-tennis.be (l’inverse étant tout aussi vrai), nous manque déjà énormément.